
La finale à Istanbul le 10 juin se rapproche à grands pas mais nous ne connaissons toujours pas le nom des participants. Voici un récapitulatif de ces demi-finales et un aperçu des attentes pour les matchs retour. Est-ce que l’Inter accomplira sa mission face à son grand et fier rival milanais? Qui de Manchester City ou du Real Madrid se qualifiera pour la finale? Sur le fil du rasoir…
Les Rossoneri ont une montagne à gravir mais tout peut peut encore arriver
Les Nerazzuri sont maintenant considérés comme l’équipe à domicile et ils seront encouragés par un public vêtu en grande majorité de bleu et de noir.
Le match aller à San Siro n’aurait pas pu démarrer de façon aussi désastreuse pour le Milan AC. Après 11 minutes de jeu, les hommes de Stefano Pioli étaient déjà menés 0-2 avec des réalisations d’Edin Džeko et d’Henrikh Mkhitaryan. Puis c’est le meneur de jeu algérien Ismaël Bennacer qui a été contraint de sortir sur blessure. Les Rossoneri ont petit à petit repris le dessus mais sans réussir à concrétiser leurs efforts, ce qui ne s’est pas ressenti dans le score final.
Une caractéristique de l’Inter cette saison, comme nous en avions discuté lors de notre aperçu des matchs aller, est l’utilisation de 2 attaquants physiques ainsi que de 2 ailiers pour assurer la circulation du ballon dans les couloirs. L'entraîneur de l’Inter Simone Inzaghi a obtenu le meilleur de ce quartet contre le Milan AC, remplacant 3 de ces joueurs et ne gardant que l’arrière droit Denzel Dumfries pour disputer l’intégralité des 90 minutes. Džeko a marqué dès la 8ème minute, l’arrière-gauche Federico Dimarco a délivré une passe décisive pour Mkhitaryan à la 11ème minute et le mal était déjà fait pour cette soirée.
L’Inter ne devrait pas bouleverser sa formule gagnante
Le Milan AC s’inquiète de l’état de santé de son attaquant phare portugais Rafael Leão, qui vient tout juste d’accepter une prolongation de contrat avec le club. Ses chances d’une remontée miraculeuse risquent d'être accrues si le jeune joueur de 23 ans passait avec succès un test de condition physique et prenait sa place sur le terrain. Il a cruellement manqué à son équipe au cours du match aller. Quant à Bennacer dont nous avons parlé plus haut, sa présence est également très incertaine.
Avant le match de samedi contre Sassuolo, l’Inter a disputé 50 matchs cette saison et ses 4 attaquants centraux se sont partagés les tâches devant le but adverse. Lautaro Martínez est le joueur qui compte le plus de titularisations, suivi d’Edin Džeko (30), de Romelu Lukaku (16) et de Joaquin Correa (14). Même si Martínez et Džeko risquent d'être titularisés sur le flanc de l’attaque, il est évident que Simone Inzaghi a également confiance en tous ses attaquants pour prendre part au combat.
Selon les statistiques d’Opta, l’Inter a désormais battu son grand rival du Milan AC à 3 reprises sur une seule saison, une grande première depuis la saison 1994/1995. Les Nerazzurri n’ont même pas besoin d’obtenir une quatrième victoire pour disputer leur première finale de Ligue des Champions depuis 2010. Mais cela ne les dérangerait pas le moins du monde de battre à nouveau le Milan AC.
Un GRAND derby della Madonnina nous attend et le Milan AC va devoir trouver la bonne formule pour
et valider son billet pour la finale.
Le saviez-vous?
Fikayo Tomori est devenu le premier joueur anglais à apparaître dans une demi-finale de Ligue des Champions pour un club non-anglais depuis Steve McManaman en mai 2003 pour le Real Madrid (selon OptaJoe)
Milan AC (4-2-3-1): Maignan; Calabria, Kjær, Tomori, Hernández; Krunić, Tonali; Saelemaekers, Díaz, Leão; Giroud
Inter (3-5-2): Onana; Škriniar, Acerbi, Bastoni; Dumfries, Barella, Çalhanoğlu, Mkhitaryan, Dimarco; Džeko, Martínez
Une fascinante partie d’échec du football se termine à 1-1
Une rencontre de football fascinante et très tendue tactiquement s’est terminée à 1-1 et le score final illustre assez fidèlement ce qui s’est déroulé à Bernabéu. Madrid a permis à City de conserver le ballon pendant de longues périodes en première mi-temps, restant sur une dynamique rigoureuse en attendant le moment idéal pour se créer des actions. Son GRAND moment est intervenu lorsque l’excellent Eduardo Camavinga a trompé la vigilance de la défense de City en se faufilant depuis l’arrière-gauche pour servir une balle à Vinícius Jr. qui ne s’est pas fait prier pour envoyer le ballon dans les filets de City, au-dessus d’un Ederson impuissant.
La deuxième mi-temps a offert un visage totalement différent. C’est Madrid qui a dominé les premiers débats et s’est emparé de la possession de balle avec bonheur, passant tout près du 2-0. Mais au lieu de cela, Kevin De Bruyne a fait parler la poudre, ce qu’il sait faire le mieux dans les moments les plus importants, avec une frappe à ras de terre qui a terminé sa course dans les filets madrilènes. Cette égalisation n’était pas imméritée pour City. C’est désormais exactement la moitié des 14 buts de KDB en Ligue des Champions qui ont été marqués en dehors de la surface de réparation.
Le Belge a également réussi cet exploit en Premier League contre Arsenal cette saison, ce qui prouve qu’il sait répondre présent lors des matchs à fort enjeu toutes compétitions confondues.
Depuis une défaite contre Tottenham en février, City n’a perdu aucun de ses 21 matchs suivants toutes compétitions confondues, s’imposant à 17 reprises et faisant 4 matchs nuls (cet article a été écrit avant le match de ce dimanche contre Everton). Trois de ces matchs nuls ont eu lieu à l’extérieur en Ligue des Champions. L’équipe de Pep Guardiola a atteint son rythme de croisière au moment le plus opportun et reste invaincu en Ligue des Champions cette saison.
Karim Benzema n’a pas passé une nuit mémorable lors du match aller mais l’attaquant français aime se distinguer lors de ces GRANDES occasions. Il a fait trembler les filets à 3 reprises la saison dernière contre Manchester City et compte 90 buts au compteur en Ligue des Champions tout au long de sa glorieuse carrière. S’il marquait un nouveau but, il rejoindrait Robert Lewandowski, comme le troisième joueur le plus prolifique dans l’histoire de la compétition.
Le saviez-vous?
Le Real Madrid ne s’est qualifié que lors de 2 de ses 9 matchs à élimination directe en Ligue des Champions lorsqu’il n’a pas remporté le match aller à domicile, à chaque fois contre Manchester United en 1999/2000 et en 2012/2013 (selon OptaJoe)
Curieusement, Guardiola a choisi de n’effectuer aucun remplacement à Bernabéu. Dans cette perspective, il devrait procéder à des changements en Premier League avant de retrouver son 11 de prédilection contre Madrid.
Avec le retour de suspension d’Éder Militão, le défenseur central de premier plan, l'entraîneur de Los Blancos Carlo Ancelotti pourrait être tenté de replacer Eduardo Camavinga à son poste favori de milieu de terrain central. Ce qui signifie qu’il risquerait de sacrifier un joueur à vocation offensive et devrait utiliser le polyvalent Fede Valverde pour couvrir de plus grands espaces.
Real Madrid (4-3-3): Courtois; Carvajal, Militão, Rüdiger, Alaba; Kroos, Modrić, Camavinga; Valverde, Benzema, Vinícius Jr.
Manchester City (4-3-3): Ederson; Walker, Stones, Dias, Akanji; Gündoğan, Rodri, De Bruyne; Silva, Haaland, Grealish
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